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Un vol comme les autres...

Posté par : n666eo - Le Jeudi 26 Avril 2007 à 08:34

Un vol comme les autres...

Introduction

    Voici un petit (un peu long quand même) récit de mon "premier vol" avec CyberAvia. Je mets premier entre guillemets parce que j'ai déjà fait quelques centaines d'heures sous cette compagnie virtuelle, mais pour cause de trop longue indisponibilité j'ai laissé mon compte disparaître. Il s'agit de la première étape du tour du monde catégorie A reliant Marseille à Toulouse. J'ai tenté autant que faire se peut de coller à la réalité, autant dans le déroulement du vol que dans sa préparation. Ce vol n'a pas était effectué en réseau pour ne pas me surcharger, dès que j'aurai rodé la préparation du vol et que j'y passerai un peu moins de 3 heures, j'effectuerai mes vols de tour du monde sous VATSIM...

Préparation du vol

    Il est 8h du matin quand j'arrive sur l'aéroport de Marseille Provence (LFML). Le vol d'aujourd'hui est un peu particulier. Il s'agit bien d'un vol commercial effectué pour le compte d'une compagnie aérienne, mais pas vraiment d'un vol "régulier"... La Compagnie lance en effet un tour du monde effectué en ATR72 à des fins publicitaires... L'inconvénient de ce type de vol est qu'ils ne sont pas préparés par le staff, sauf pour le plan de vol. Le départ est prévu pour Toulouse Blagnac (LFBO) à 10h locales. Il est donc tant de sortir les cartes, de trouver un poste relié à internet, et de s'atteler à la préparation. Petit tour sur les NOTAM et les SUP AIP : pas mal de taxiways de Marseille sont fermés ainsi que la piste 13L/31R. Quelques exercices militaires sur la route, mais ça passe au niveau des horaires. Apparemment il a plu des grues sur Toulouse récemment : il y en a un peu partout, signalées par au moins trois NOTAM différents ! Il y a une mise à jour des positions de parking et d'autre bricoles, mais rien de très significatif pour notre vol. Concernant notre terrain de déroutement, Perpignan, rien à signaler non plus mis à part là aussi quelques grues dans les parages, la fermeture du taxiway remontant la 15 et quelques modifs de minima pour l'approche aux instruments de la 33. A part le roulage à Marseille, le vol ne devrait pas poser trop de problèmes administratifs (un commandant de bord sur A320, Jacques D. pour ne pas le citer, avait fait une remarque très pertinente à propos du pilotage : "finalement c'est au sol que c'est compliqué !").
    Il est de passer sur le site de Météo France pour sortir un dossier météo de notre trajet. Le départ ce fera sous un grand soleil :

METAR LFML 250700Z 14003KT CAVOK 18/09 Q1015 NOSIG=

Difficile de faire mieux pour la météo... Par contre l'arrivée se fera dans la brume, micro climat toulousain oblige !

METAR LFBO 250700Z 24005KT 210V280 6000 BKN014 SCT018 16/12 Q1016 TEMPO BKN010=
TAF LFBO 250500Z 250615 28010KT 6000 BKN010 BECMG 0709 9999 SCT015 BECMG 0910 CAVOK=

Pas de problème d'accessibilité sur Perpignan, notre terrain de déroutement, le temps est quasiment le même qu'à Marseille. Pas grand chose à dire sur la TEMSI non plus, Toulouse est en limite de couche et de turbulence, mais en venant de l'Est on ne devrait pas tomber dessus. Le reste de la route est dégagée.



La carte des vents montre que l'on est bien dans un flux de sud, mais les vents sont modérés.




Concernant la route, le décollage se fera sur la 13R pour cause de fermeture de la 13L, pour un départ sur MARRI. On poursuivra sur FJR (Fréjorgues) où commence l'arrivée STAR de Blagnac. La route est courte et plutôt simple. L'avantage sur ce vol est qu'on connait le nombre de passagers à l'avance. On sera donc 42 personnes à bord en comptant 4 membres d'équipages. Une fois le bilan de masses et de centrages terminé, place au bilan carburant : 1 tonne 2 prévues sur ce vol relativement court. La préparation du vol touche à sa fin, on va pouvoir rejoindre l'avion. Le niveau de croisière retenu est le 180. Plus haut ou plus bas, on risque des restrictions en raison des zones militaires activées pour les exercices...

Le vol

    Nous arrivons donc à l'avion qui nous attend au poste 30B, donc au large. Une fois installé on commence la préparation de l'oiseau. Pas de GPU dispo, donc il faut de suite démarrer le 2 en mode H. La longue checklist de premier démarrage de la journée se déroule lentement. La route ainsi que tous les paramètres du jours sont insérés dans le FMS. La partie radionav est préparée pour un départ classique aux instruments dans le cas où le FMS nous lâcherait : insertion des fréquences des balises utiles ainsi que des routes à suivre.
    L'oiseau étant prêt, on demande la clairance au contrôle, qui nous donne le départ MARRI 8B avec le niveau initial 110. L'embarquement des passagers est bientôt terminé ; il est 10h33... On a pris pas mal de retard à la préparation du vol. Portes fermées, cabine prête, démarrage du 1. Paramètres stables, on coupe le frein d'hélice sur le 2.







- "Marseille sol bonjour ! CyberAvia 537 au parking 30B, le roulage pour un départ sur Toulouse."
- "CyberAvia 537 bonjour ! Roulez piste 13 droite via Delta 7, Echo 7, rappelez prêt."
- "On roule pour la 13 droite via Delta 7 Echo 7 et on rappelle, CyberAvia 537."

Phare taxi sur ON, frein de park desserré, on commence le roulage. Petit coup d'oeil sur les CL-415 de la sécurité civile au passage, ainsi que sur une ancienne Caravelle d'Air-Inter qui traîne derrière un hangar.





- "Marseille sol, CyberAvia 537 au point d'arrêt 13 droite."
- "CyberAvia 537 contactez la tour sur 133.65 ! Bon vol !"
- "On contacte la tour sur 133.65, CyberAvia 537, merci au revoir !"
- "Marseille tour bonjour, CyberAvia 537 au point d'arrêt 13 droite."
- "CyberAvia 537 bonjour, autorisé alignement et décollage 13 droite, dernier vent du 240 pour 5 noeuds."
- "CyberAvia 537 on s'aligne et on décolle piste 13 droite."

Strobes ON, landing lights ON. On s'aligne et mise en puissance... V1/Vr 104 kts. L'oiseau accélère rapidement, on est légés aujourd'hui. "80 noeuds !", "Check !", "V1, rotation !" Les actions s'enchaînent et la phase montée commence. On est très vite autorisés pour notre niveau de croisière, soit le niveau 180. Il semblerait que la TEMSI ait oublié une couche, et évidemment on se retrouve dans la "crasse"... Finalement on sort assez vite de cette couche qui n'était de toute façon ni givrante ni turbulente. Le Golfe du Lion s'étale à notre gauche, et Montpellier arrive gentiment devant. Passé FJR le briefing arrivée commence. On devra viser ADIMO a 4500ft, l'arrivée se fera sur la 32 droite, la visi n'a pas évolué mais on a largement les minima. La Vref est de 100kts. Pas de vent significatif, donc on majorera de 5kts pour le principe, la piste est longue... Il n'est d'ailleurs pas prévu d'utiliser les reverses au sol, c'est toujours ça de nuisances sonores et de carburant d'économisé.











    Rien à signaler sur la descente ni l'approche elle-même, mise en part un départ de descente un peu tardif qui me fera arriver un peu haut sur le plan. Rien d'irrattrapable en ATR... Posé piste dégagée, on roule pour le parking F40. Nous voilà arrivés au point de départ des lignes de l'aéropostale. L'Aventure commence !!! Prochaine étape : Barcelone !



A bientôt !







Commentaires 3 commentaires

Seb le 26 Avril 2007 à 9:25

C'est super ! Je pensais pas avoir le temps de lire un billet si long, mais je me suis laissé prendre au jeu, et malgré mon manque de connaissances en aéronautique j'ai pas pu décrocher jusqu'au bout :) Un seule petite question, un avion de ligne classique bouffe 1,2 tonnes de kérozène pour relier juste Toulouse à Marseille ? Ou c'est pour avoir beaucoup de marge ?

n666eo le 26 Avril 2007 à 12:10

Disons qu'avec 1,2 tonnes, tu as le trajet de Marseille à Toulouse, 10% de marge (pour les erreurs de calcul... lol), trois quarts d'heure d'attente sur Toulouse (beaucoup de traffic ou météo pourrie), plus le trajet de Toulouse à Perpignan dans le cas où il serait vraiment impossible de poser à Toulouse. Si le vol se déroule normalement, l'avion doit consommer le tier du carburant embarqué... C'est pour ça que quand les journalistes nous parlent de panne carburant comme hypothèse sur certains crash ça fait un peu rire... Disons que la panne carburant ne peut pas être la cause primaire : soit c'est une fuite, soit une erreur à l'avitaillement au sol combinée à une erreur de jauge (ça s'est déjà produit...). Je suis à disposition pour des explications sur le récit avec plaisir ! ;-)

Arnaud le 06 Mai 2007 à 21:10

super les effets de transparence de cartes sur tes caps !



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