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Pourquoi le vol à voile ?...

Posté par : n666eo - Le Samedi 24 Février 2007 à 14:54

Voilà une question que l'on me pose souvent... Pourquoi le planeur et pas l'avion ? Pourquoi le planeur et pas le parapente ou le deltaplane ?

Il y a plusieurs raisons trés différentes à ce choix. D'abord pourquoi pas le parapente ou le deltaplane ? Au départ le principe est le même, ça s'appelle du vol libre... Mais le pilotage n'est pas du tout le même. Un des atraits du vol à voile à mes yeux est qu'un planeur se pilote de la même manière qu'un avion. On retrouve le même plaisir de pilotage. Non pas qu'un parapente ou un deltaplane ne se pilote pas, mais les sensations de pilotages ne sont pas du tout les mêmes... On fait du parapente d'abord pour le paysage et se sentir dans le "vide"... Pour faire une comparaison, on ne fait pas du vélo pour le pilotage, on fait de la moto... Le vélo c'est pour le sport et la balade !



Cette distinction faite passons à l'avion. La première raison pour un étudiant, celle qui saute aux yeux, c'est le prix ! La comparaison est vite faite : cotisation au club 75¤ pour le planeur, quasiment 200¤ pour l'avion (ordre de grandeur). Heure de vol maxi 12¤ en planeur, minimum 80¤ en avion... le plus souvent plus de 100¤/h pour l'avion... Je vous fais pas le calcul, l'un est accessible, l'autre c'est une autre histoire...



Aprés cette considération bassement matérielle voyons les atraits du vol à voile. Le soucis de l'avion pour moi est la motivation de voler au vu des tarifs... Une fois le brevet acquis et les quelques balades à faire impérativement effectuées, il devient difficile de se trouver un objectif au vol en avion. Difficile de trouver une bonne raison de vider son portefeuille. Le planeur présente un objectif permanent : rester en vol ! Ne se poser que quand on le décide, et non pas quand le planeur le décide ! Cet objectif occupe déjà beaucoup le vélivole, même une centaine d'heures aprés son brevet... Avant chaque vol les mêmes questions reviennent : où aller pour "tenir" ? Dynamique ou thermique ? Quelle évolution dans la journée ?... Celà dit, il est vrai que pendant la "belle" saison (juin juillet) rester en vol est la plupart du temps un objectif trés accessible. Mais c'est là la richesse du vol à voile : le défi ne s'arrête pas là ! Puisque ça tient, on peut peut-être essayer de se balader ! Et de nouveaux objectifs se profilent : où aller (destination plus ou moins dictée par les conditions aérologiques) ? Et quand on a décidé de la balade, reste à la faire... Pas forcément évident, surtout si on a mal anticipé certains phénomènes, ou que l'on ne connait pas encore assez sa machine... Vous allez me dire que ça peut être trés frustrant parce qu'on est dépendant des conditions météo... Sauf que les jours où on arrive a s'éloigner de tout juste 10km du terrain avant de rentrer se poser, d'autres pilotes dans les mêmes conditions font un circuit de 50 ou 100km... Là on se dit qu'on ne doit pas encore tout maîtriser, et que la marge de progression est quasiment infinie !



C'est pour moi le plus grand atrait du vol à voile. En avion il faut aller quelque part... En planeur, on tire une fierté immence d'avoir réussi à gagner 50m dans un thermique étroit et faible... Une fierté qui vient du fait d'avoir gagné le droit d'aller voir le paysage plus loin à la sueur de son front, en faisant preuve d'observation, d'analyse, et en donnant en permanence le meilleur pilotage que l'on sache faire, et non en poussant une manette sur le tableau de bord... La moindre imperfection dans le pilotage se paie en mètres perdus, donc en kilomètres perdus pour une balade... Le vol à voile demande une grande concentration dans le pilotage si l'on veut "s'ouvrir" de nouveaux horizons...

Un dernier détail : l'ambiance dans les clubs de vol à voile est souvent plus "familiale" que dans les clubs avion, pour une raison toute simple : il est fréquent dans les clubs avions que les membres viennent au club pour une leçon ou une balade, puis une fois posés rentrent chez eux... Dans un club vol à voile tout les membres viennent au moins pour la journée, souvent pour le week-end complet (nuit et repas sur place) ! Forcément les liens entre membres ne sont pas les mêmes...

En guise de dessert je vous met ce lien sur une vidéo de "malades" dans des planeurs...

video.google.com/videoplay

@+







Commentaires 3 commentaires

Seb le 24 Février 2007 à 16:59

quel exposé ! et la vidéo en jette franchement, ça donne des frissons tous ces passages à ras, cette vitesse ... merci de nous faire partager un peu tout ça :)

etj le 26 Février 2007 à 1:17

Ouaaaaa!! Trop classe! Doit y avoir une espece de sensation, on doit se sentir comme un oiseau!! et j'aurais jammais pensser voir des planeur faire des figures(vrille)!puis voller au soleil couchant sa doit etre trop beau! Encore OUAAAA! Maginifique, Merci!!! Pour sa!

invité le 31 Mai 2010 à 20:20

Le parapente pour le paysage....mort de rire.
en pratiquant les 3 disciplines je peux te dire que je n'ai jamais aussi peu fait de vol "contemplatifs" qu'en parapente.
évidement si on fait du parapente comme on fait du vélo... pour le loisir et qu'on ne cherche pas la performance, ca reviendrais à ce contenter de pratiquer le planeur dans un rayon de 3 km du point de départ.
Les sensations ne sont pas tout à fait les mêmes, mais sont proportionnelles à la vitesse et à la finesse.
mes plus grosses trouilles je les ais eu en parapente, qui est beaucoup plus sensible à l'aérologie.
Mes plus beau cross en delta, mes plus belles distances en planeur...normal.
Si vous avez la possibilité...pratiquez VRAIMENT le vol libre et ne dénigrez pas et après ca vous serrez que le planeur est loin d'être la plus physique des disciplines.
Mais en tout cas jolie vidéo.



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